16 février 2008

Tri des déchets et économies: deux soucis compatibles !

Actualités Développement durable Solutions techniques

Les déchets sont un élément trop important des chantiers pour que leur traitement soit négligé. D’autant qu’une gestion avisée peut être source d’économies.


Le plus souvent, les déchets de chantiers de bâtiment se répartissent en quatre catégories :

– 65% de déchets inertes (DI) type béton, briques, tuiles, céramiques
– 29% de déchets industriels banals (DIB), déchets non inertes et non dangereux, type bois non traités et plastiques (hors emballages)
– 5% de déchets industriels spéciaux (DIS), type vernis, peintures, bois traités, dangereux vis-à-vis de l’environnement
– 1% d’emballages

Les entreprises doivent trier au minimum les déchets inertes, les DIB, les DIS et les emballages, ce qui peut se faire sans trop de difficulté en construction neuve. Si l’espace autorise la multiplication des bennes, elles peuvent aller plus loin en peaufinant leur tri (bois, ferrailles, plastiques …) selon les filières locales de valorisation et après avoir évalué les quantités selon les catégories de déchets.

La prise en charge des déchets par un professionnel a un coût, mais nettement inférieur à celui des mises en décharge. Dans quelques cas, elle peut même être gratuite (métaux, bois).
A noter cependant que les DIS, tels qu’amiante, vernis, peintures, colles bois traités … doivent être emballés dans des « bigs bags » (grands sacs de haute qualité) étiquetés, puis confiés à des éliminateurs agréés, accompagnés d’un bordereau de suivi.

Depuis 2002, la réglementation oblige les décharges ou centres d’enfouissement techniques à n’accueillir que les déchets ultimes, c’est-à-dire ceux que l’on ne peut pas traiter. Ces Centres de stockage de déchets ultimes (CSDU), accueillant des déchets ne pouvant être ni réutilisés, ni recyclés, sont de trois types :

– CSDU 1 pour les déchets dangereux– 70 à 400 €HT/tonne + TGAP* ± 20 €HT
– CSDU 2 pour les DIB, 15 à 80 €HT/tonne+ TGAP* ± 10 €HT
– CSDU 3 pour les inertes, 5 à 30 €HT/tonne

[*TGAP : taxe générale sur les activités polluantes]

Limiter les déchets à la source

La gestion des déchets de chantier doit avoir, pour premier objectif, leur réduction à la source en quantité et en toxicité. Le choix des méthodes, des produits et matériaux utilisés, ainsi que leur dimension et conditionnement, influent sur la quantité et la nature des déchets. Quelques exemples : calepinage et prédécoupage des cloisons ou des revêtements, intégrant les réservations ; recherche de fournisseurs proposant des emballages réduits, aisés à valoriser ou consignés (palettes) ; maintien en place d’une grue pour approvisionner les matériaux aux corps d’état secondaires à chaque niveau ; mannequins nécessaires aux réservations des baies en métal plutôt qu’en bois pour les réutiliser puis les déposer dans la benne à ferrailles ; utilisation de produits rigides pour les réservations, au lieu du classique PSE, pouvant être réutilisés ou incorporés dans l’ouvrage.

Penser à valoriser les déchets

Les entreprises doivent trier au minimum les déchets inertes, les DIB, les DIS et les emballages, ce qui peut se faire sans trop de difficulté en construction neuve. Si l’espace autorise la multiplication des bennes, elles peuvent aller plus loin en peaufinant leur tri (bois, ferrailles, plastiques …) selon les filières locales de valorisation et après avoir évalué les quantités selon les catégories de déchets. La prise en charge des déchets par un professionnel a un coût mais nettement inférieur à celui des mises en décharge, elle est parfois gratuite (métaux, bois). La gestion des déchets doit être organisée dès la phase de préparation du chantier, ce qui permet de planifier leur collecte, selon les séquences du chantier et les corps d’état intervenants. Les différents types de bennes doivent être identifiés au moyen d’énoncés, de pictogrammes, de couleurs … Certaines bennes doivent être protégées des intempéries pour que leur contenu reste valorisable.

Le tri des déchets sur les chantiers n’est pas toujours économiquement intéressant (manque de filières de valorisation, trop faibles quantités) ou techniquement possible (bennes en site urbain). Les entreprises peuvent faire alors appel à des plates-formes de déchets de chantier, qui reprennent les déchets en mélange ou triés, pour simplement les regrouper, ou les trier, ou encore les prétraiter, c’est-à-dire assurer des opérations telles que le criblage, concassage, déferraillage, puis les envoyer vers les filières adaptées. Leurs prestations présentent un coût inférieur à une mise en décharge.


Thèmes : Développement durable | Solutions techniques

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PC de type (Pentium II, 300 Mhz, 600 Mhz recommandé), 64 Mo de Ram (128 Mo recommandé), Windows 98/NT/ME/2000/XP/Vista/Seven, 36 Mo d’espace disque disponible, lecteur CD-Rom 4x, affichage 65 536 couleurs minimum.

Mac

PowerMac 533 Mhz (733 Mhz recommandé), 256 Mo de RAM (512 Mo recommandé), Mac OS X 10.2, 36 Mo d’espace disque disponible, lecteur CD-Rom 12x, affichage 65 536 couleurs minimum.