22 juillet 2013

Québec / France : des contraintes de construction différentes

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Québec / France : des contraintes de construction différentes

Contrairement aux idées reçues, les constructions en Amérique du Nord ont été réalisées pendant longtemps en pierre et béton et non en bois. Bâtir au Québec se fait également de plus en plus dans un cadre très réglementé. Charles Bernard Gagnon, architecte québécois, était présent au SIIAM2, organisé à Megève fin juin 2013. L’occasion d’opérer un comparatif non exhaustif des modes constructifs à quelques milliers de kilomètres de distance…


Obligations dans les bâtiments publics

Quel que soit le côté de l’Atlantique, construire impose désormais de suivre des réglementations de plus en plus précises. Le Québec ne fait pas exception, comme l’a rappelé, lors de son séjour en France, le créateur de l’agence d’architecture québécoise CGBWSTUDIO, Charles Bernard Gagnon. « En France, les bâtiments doivent être isolés en fonction des territoires. Au Québec, chaque réalisation requiert la même épaisseur qu’en montagne en raison des températures négatives l’hiver et des fortes variations d’amplitude. Pour construire au Québec, il faut dompter les contraintes, les éléments naturels, les vents, les températures, comme c’est le cas dans certaines régions de l’Hexagone. En plus des normes climatiques, les bâtiments publics, construits dans cette Province, doivent aussi montrer 1 % de création artistique ».

HQE d’un côté, LEED de l’autre

Des deux côtés de l’Atlantique, les politiques de sensibilisation des professionnels au changement climatique et les normes se multiplient. Pour exemple, l’alter ego de la HQE française est la norme américaine Leed : la HQE regroupe des cibles environnementales voisines de celles de la certification américaine qui utilise un système de pointage reposant sur une centaine de critères. Elle classifie les labels en 4 catégories : bronze, argent, or, platine. « Comme c’est le cas en France, obtenir le label BBC est un choix qui donne de la valeur au bâti, mais ce n’est pas une obligation » rappelle Charles Bernard Gagnon.

La différence entre les deux concerne notamment  les éléments de construction mis en avant. En France, la priorité est donnée à l’étanchéité à l’air, au type de chauffage, à la ventilation, alors qu’au Québec, ce sont la lumière naturelle modulable et l’utilisation de l’eau qui sont mis en avant.

Le climat n’est pas normé au Québec

« Au Québec ces normes de construction sont facilement atteignables pour les logements sociaux et les bâtiments publics. Ce n’est toutefois pas la même chose dans le privé. Chez nous, la toiture est considérée comme la 5ème façade. Il n’est alors pas rare de voir des toitures végétalisées permettant d’évacuer l’humidité. » poursuit l’architecte québécois. « Les toits verts représentent une nouvelle culture. Nous devons justifier de 25 % d’espaces verts, c’est pourquoi nous utilisons de plus en plus les toitures.

À l’image de l’évolution des matériaux de construction en France, le Québec suit la même modification de son paysage avec aujourd’hui un parc immobilier composé à 95 % de maisons bois, délaissant les réalisations en pierre et béton. « L’avenir de la construction québécoise est désormais en panneaux de bois lamellé-croisé » constate notre spécialiste de la construction nord-américaine. Charles Bernard Gagnon a d’ailleurs reçu, fin mai 2013, le prix de la construction CECOBOIS, créant ainsi un précédent au Canada. Le projet primé se caractérise par l’ajout d’un cinquième étage en bois d’ingénierie sur un bâtiment en béton. Une première au Canada qui ouvre la voie à de nouveaux types de construction bois…

Johana Trossat


Thèmes : Solutions techniques

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