1 juillet 2011

Naturéo, une piscine publique traitée naturellement qui allie bien-être et économie

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Naturéo, une piscine publique traitée naturellement qui allie bien-être et économie

Le 8 juin 2011, un nouveau parc aquatique, « Naturéo », conçu par l’agence Coste Architectures, face au château royal de Loches en Touraine, a ouvert ses portes au public sur un espace de 15.700 m². Son originalité est d’intégrer, en complément de bassins traditionnels, un bassin de baignade naturelle : les plantes se substituent aux produits chimiques pour le traitement et la filtration de l’eau.


Traitement de l’eau par des plantes

Le concept de bassin naturel permet de se baigner en pleine nature dans une eau ne contenant pas de produits chlorés. Peu présentes en France, les piscines naturelles semblent toutefois se développer (à Combloux et Mont-Près-Chambord par exemple).

Aux 300 m² d’espace baignade du site Naturéo, s’ajoutent une zone de 150 m² dédiée à la filtration biologique, plantée principalement de roseaux (phragmites), et une zone de régénération de 100 m² ceinturant la baignade naturelle et accueillant essentiellement des plantes de berges (hélophytes) et des plantes aquatiques (hydrophytes). Dominé par une cascade oxygénante et un ponton en bois, l’ensemble forme un véritable écosystème au sein duquel l’eau est purifiée de manière naturelle.

Valorisation de la biodiversité

Cette baignade à traitement biologique s’inscrit dans un aménagement paysager d’environ 5.000 m² où a été créé un bassin de récupération des eaux de pluie. Elle a pris place près d’une bande boisée afin d’assurer une continuité végétale et les prairies avoisinantes accueillent un mélange de graminées et de fleurs, ainsi que de nombreux arbres.

Sur le site, un « parcours biodiversité », mêlant espèces végétales et faune locales, est balisé par des panneaux pédagogiques. Dans le même esprit, des plantes grimpent sur le bâtiment contenant les bassins intérieurs.

Économies d’énergie et d’eau

La volumétrie et l’organisation des espaces assurent une réduction des coûts de chauffage et de traitement de l’air ; douches, sanitaires et bassins sont regroupés sur le même circuit afin de limiter les déperditions. Le bâtiment bénéficie d’une isolation renforcée et d’une ventilation double flux avec récupération d’énergie. L’orientation des espaces optimise les apports solaires et d’éclairage naturel, ainsi qu’une ventilation naturelle en été.

Tous ces partis-pris vont permettre de diminuer de 25 % les dépenses d’énergie par rapport à une piscine classique. De même, la mise en place de déchloraminateurs sur les circuits de traitement d’eau et d’un système de lavage des filtres à l’air participe à la réduction des consommations d’eau. En outre, le bassin naturel ne nécessite pas d’être vidé, contrairement à une piscine classique (2 fois par an). Ces choix permettent une économie d’eau de 36 % par rapport à une piscine classique.

Pascale Maes


Thèmes : Aménagements urbains | Développement durable

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