6 décembre 2010

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La maison Ossature Bois (MOB)


Les plus anciennes constructions du monde sont en bois : temples japonais du viie siècle, églises en bois debout de Norvège du XIIe siècle, maisons à colombages du XVe siècle.

Le bois est le plus naturel de tous les matériaux de construction ; de plus, il ne dégage ni radioactivité, ni gaz, ni poussière, ni électricité statique.


Documents de référence

Normes

  • NF B20-001 d’août 1988 -Produits isolants à base de fibres minérales – Vocabulaire (B20-001).
  • NF B52-001 de décembre 1998- Règles d’utilisation du bois dans les constructions – Classement visuel pour l’emploi en structure des principales essences résineuses et feuillues (B52-001).
  • DTU P06-002 d’avril 2000 – Règles NV 65 – Règles définissant les effets de la neige et du vent sur les constructions et annexes (P06-002).
  • DTU P06-006 de septembre 1996 – Règles N 84 – Actions de la neige sur les constructions (complété par erratum de juin 1997) (P06-006).
  • DTU P06-006/A1 d’avril 2000 -Règles N 84 – Actions de la neige sur les constructions – Modificatif n° 1 (P06-006/A).
  • P10-202 d’avril 1994: DTU 20.1 – Travaux de bâtiments – Ouvrages en maçonnerie de petits éléments – Partie 1 : cahier des clauses techniques – Partie 2 : règles de calcul et dispositions constructives minimales – Partie 3 : guide pour le choix des types de murs de façades en fonction du site (référence commerciale des parties 1, 2 et 3 du DTU 20.1).
  • P10-202: DTU 20.1 d’avril 1994- Travaux de bâtiments – Ouvrages en maçonnerie de petits éléments – Partie 1 : cahier des clauses techniques – Partie 2 : règles de calcul et dispositions constructives minimales – Partie 3 : guide pour le choix des types de murs de façades en fonction du site (référence commerciale des parties 1, 2 et 3 du DTU 20.1) (P10-202).
  • XP P10-202-1/A2 de décembre 1999 – Travaux de bâtiment – Ouvrages en maçonnerie de petits éléments – Parois et murs – Partie 1 : cahier des clauses techniques (P10-202-1/A2)
  • XP P10-202-2/A1 de décembre 1995 -DTU 20-1. Additif 1 à la norme P 10-202-2 d’avril 1994 (P10-202-2/A1).
  • XP P10-202-2/A2 de décembre 1999 – Travaux de bâtiment – Ouvrages en maçonnerie de petits éléments – Parois et murs – Partie 2 : règles de calcul et dispositions constructives minimales (P10-202-2/A2).
  • XP P10-202-3/A1 de décembre 1995 : DTU 20-1 -Additif 1 à la norme P 10-202-3 d’avril 1994 (P10-202-3/A1).
  • P21-102 d’août 1990 -Éléments de mur en bois utilisés en structure – Spécifications (P21-102).
  • P21-204 de mai 1993 : DTU 31.2 -Travaux de bâtiment – Construction de maisons et bâtiments à ossature en bois – Partie 1 : cahier des clauses techniques – Partie 2 : cahier des clauses spéciales (P21-204).
  • NF P21-204-1/A1 de février 1998: DTU 31.2 -Additif 1 à la norme NF P 21-204-1 de mai 1993 (P21-204-1/A1).
  • NF P21-400 de mai 2003 -Bois de structure et produits à base de bois – Classes de résistance et contraintes admissibles associées (P21-400).
  • NF P63-203 de novembre 2004: DTU 51.3 – Travaux de bâtiment – Planchers en bois ou en panneaux à base de bois – Partie 1-1 : cahier des clauses techniques – Partie 1-2 : critères généraux de choix des matériaux (CGM) – Partie 2 : cahier des clauses administratives spéciales – Référence commerciale des normes NF P63-203-1-1, NF P63-203-1-2 et NF P63-203-2 (P63-203).
  • NF P65-210 de juillet 1996: DTU 41.2 – Travaux de bâtiment – Revêtements extérieurs en bois – Partie 1 : cahier des clauses techniques – Partie 2 : cahier des clauses spéciales (P65-210).
  • NF P72-203-1/A1de février 2003: DTU 25.41 – Travaux de bâtiment – Ouvrages en plaques de parement en plâtre – Plaques à faces cartonnées – Partie 1 : cahier des charges (P72-203-1/A1).
  • NF P72-203-2/A1 de février 2003: DTU 25.41 – Travaux de bâtiment – Marchés privés – Ouvrages en plaques de parement en plâtre – Plaques à faces cartonnées – Partie 2 : cahier des clauses spéciales (P72-203-2/A1).
  • NF P72-302 d’octobre 1981 -Plaques de parement en plâtre – Définition, spécifications et essais (P72-302).
  • NF T56-001 d’octobre 1980 – Vocabulaire des plastiques alvéolaires souples et rigides (T56-001).
  • NF EN 113 de décembre 1996 – Produits de préservation du bois – Méthode d’essai pour déterminer l’efficacité protectrice vis-à-vis des champignons basidiomycètes lignivores – Détermination du seuil d’efficacité (X41-552).
  • NF EN 300 d’octobre 2006 – Panneaux de lamelles minces, longues et orientées (OSB) – Définitions, classification et exigences (B54-115).
  • NF EN 312 de février 2004- Panneaux de particules – Exigences (B54-114).
  • NF EN 316 de janvier 2000- Panneaux de fibres de bois – Définition, classification et symboles (B54-050).
  • NF EN 335-1 de janvier 2007- Durabilité du bois et des matériaux dérivés du bois – Définition des classes d’emploi – Partie 1 : généralités (B50-100-1).
  • NF EN 350-1 de juillet 1994 -Durabilité du bois et des matériaux dérivés du bois – Durabilité naturelle du bois massif – Partie 1 : guide des principes d’essai et de classification de la durabilité naturelle du bois (B50-103-1).
  • NF EN 622-1d’août 2003 -Panneaux de fibres – Exigences – Partie 1 : exigences générales (B54-051-1).
  • NF EN 634-2 d’octobre 1996 -Panneaux de particules liées au ciment – Exigences – Partie 2 : exigences pour les panneaux de particules liées au ciment Portland ordinaire utilisés en milieu sec, humide et extérieur (B54-130-3).
  • NF EN 685 de novembre 2005 -Revêtements de sol résilients textiles et stratifiés – Classification (P62-133).
  • XP ENV 1995-1-1 d’août 1995 – Eurocode 5 : calcul des structures en bois – Partie 1-1 : règles générales et règles pour les bâtiments (P21-711).
  • NF EN 12369-1 de mars 2001 – Panneaux à base de bois — Valeurs caractéristiques pour la conception des structures — Partie 1 : OSB, panneaux de particules et panneaux de fibres (B51-078-1).
  • EN 12369-2 de mai 2004 -Panneaux à base de bois — Valeurs NF caractéristiques pour la conception des structures — Partie 2 : contreplaqué (B51-078-2).
  • NF EN 13164 d’août 2002 – Produits isolants thermiques pour le bâtiment – Produits manufacturés en mousse de polystyrène extrudé (XPS) – Spécification (P75-405).
  • NF EN 13164/A1 de septembre 2004 – Produits isolants thermiques pour le bâtiment – Produits manufacturés en mousse de polystyrène extrudé (XPS) – Spécification (P75-405/A1).
  • NF EN 13629 de juillet 2003- Plancher en bois – Lame à plancher massive préassemblée en bois feuillus (B53-659).
  • NF EN 13756 d’avril 2003 – Plancher en bois – Terminologie (B53-636).
  • NF EN 13986 d’avril 2005 – Panneaux à base de bois destinés à la construction – Caractéristiques, évaluation de conformité et marquage (B54-250).
  • NF EN 13990 de septembre 2004 – Planchers en bois – Lames massives pour planchers résineux (B53-658).
  • NF EN 942 de mai 1996 – Bois dans les menuiseries – Classification générale de la qualité du bois (B53-631).
  • PR NF EN de septembre 2006 – Bois dans la menuiserie – Exigences générales (B 53-631PR).

Textes législatifs

Réglementation thermique

  • Décret n° 2006-592 du 24 mai 2006 relatif aux caractéristiques thermiques et à la performance énergétique des constructions (RT 2005).
  • Arrêté du 24 mai 2006 relatif aux caractéristiques thermiques des bâtiments nouveaux et des parties nouvelles de bâtiments (RT 2005).
  • Arrêté du 31 octobre 2005 relatif aux dispositions techniques pour le choix et le remplacement de l’énergie des maisons individuelles.
  • Arrêté du 29 novembre 2000 relatif aux caractéristiques thermiques des bâtiments nouveaux et des parties nouvelles de bâtiments.
  • Décret n° 2000-1153 du 29 novembre 2000 :
    • règles Th-C
    • règles Th-E
  • Arrêté du 9 novembre 2001.
  • Article 22 modifié de l’arrêté du 29 novembre 2000.
  • Arrêté du 22 décembre 2003 portant modification de l’arrêté du 29 novembre 2000, complété par l’arrêté du 9 novembre 2001.
  • Arrêté modificatif des règles de calcul Th-C et Th-E du 22 janvier 2004.


Réglementation acoustique

  • Arrêté du 28 octobre 1994.
  • Arrêté du 30 juin 1999.

Introduction

Les plus anciennes constructions du monde sont en bois : temples japonais du viie siècle, églises en bois debout de Norvège du XIIe siècle, maisons à colombages du XVe siècle.

Le bois est le plus naturel de tous les matériaux de construction ; de plus, il ne dégage ni radioactivité, ni gaz, ni poussière, ni électricité statique.

De la simple hutte de la préhistoire aux somptueuses villas de Antiquité, on retrouve, à toutes les époques, une utilisation systématique et rationnelle du bois comme matériau de construction.

La construction en France échappe pas à cette règle.

Au début de la Renaissance, trois types d’habitation utilisent largement le bois:

  • la maison en madriers ou rondins empilés, dont les parois pleines sont à la fois porteuses et isolantes. est une des techniques les plus anciennes, surtout utilisée dans les régions forestières;
  • la maison à murs de pierre ou de maçonnerie. Cette construction associe art du tailleur de pierres à celui du charpentier qui fournit les structures, les planchers, les linteaux et la charpente, constitués le plus souvent de troncs d´arbres simplement équarris ;
  • la maison à colombage, dite aussi maison à pans de bois ou maison du charpentier. Avec ce système d’ossature porteuse en éléments de bois assemblés par tenons et mortaises chevillés, les charpentiers bois édifient rapidement le squelette d´une maison. Celle-ci est ensuite hourdée par le maçon ou garnie de torchis ou de bois massif pour une meilleure isolation thermique.

Dès la fin du Moyen Âge, on sait édifier dans les villes des maisons de plusieurs étages.

Le colombage est, de très loin, la technique de construction la plus utilisée en raison des larges possibilités architecturales qúelle offre, mais également pour son intérêt économique.

Filière bois : de la naissance à l’ère industrielle

Jusqu’au XIXe siècle

En France, la situation a peu évolué entre la Renaissance et jusqúau milieu du XIXe siècle.

À cette époque, la surface boisée a considérablement diminué. Le bois a trop largement été utilisé comme énergie, en particulier pour le développement des industries.

Des forêts entières ont été transformées en bois de chauffage ou en charbon de bois, en bois de mines et en traverses de chemin de fer, rendant plus difficile approvisionnement des constructeurs de maisons à colombage.

Cette situation favorise le développement de la maison en maçonnerie d´autant que des matériaux nouveaux apparaissent, comme la fonte, le fer, acier, le béton. Progressivement, ils entrent en concurrence avec le bois, notamment pour la réalisation des planchers, linteaux, poteaux.

Ces nouvelles techniques permettent peu à peu de diminuer le coût d´une maison en maçonnerie alors que celui de la maison à colombage a plutôt tendance à augmenter en raison de la pénurie de bois d´oeuvre.

À la fin du XIXe siècle, les bois sciés ont progressivement remplacé les bois taillés à herminette.

Il est courant d´utiliser des pièces de bois de même largeur qu’une brique pleine posée à plat.


Les effets de la Première Guerre mondiale

La Première Guerre mondiale a porté un coup sévère à la construction à colombage et à la charpenterie bois, la guerre ayant privé le pays de milliers d´ouvriers et artisans qualifiés, et interrompu la formation des jeunes.

Pour les ouvrages de maçonnerie, on a eu recours à l’immigration, alors que pour les charpentiers, seuls les effectifs survivants étaient disponibles. De plus, les destructions de maisons furent très nombreuses et les besoins de la reconstruction après guerre considérables. C’est la raison pour laquelle cette reconstruction se fit presque exclusivement en maçonnerie, seule la charpente du toit restait en bois.

Enfin, cette époque correspond également au début de ère de énergie bon marché, charbon, puis fuel, qui permet, pour diminuer le coût de la construction, de négliger le facteur isolation thermique, point fort des maisons en bois.


La relance

Au milieu du XIXe siècle, deux faits sont à retenir dans évolution de la charpente bois :

  • l’apparition des clous fabriqués mécaniquement qui vont remplacer les clous forgés à la main et qui coûteront cinq fois moins cher;
  • le développement de la scierie mécanique dans la seconde moitié du XIXe siècle, surtout aux États-Unis.

Ce pays dispose d´énormes ressources forestières, et d’arbres à grand fût et de gros diamètres qui se prêtent facilement à une exploitation mécanique.

Deux évolutions majeures des techniques de construction

L’ossature croisée

industrie nord-américaine va développer un système appelé «ossature croisée» ou balloon frame, surtout dans les régions à climat chaud comme la Californie. Le principe de base en est simple, il est même connu depuis des siècles, est le colombage en bois longs, mais légèrement modifié. Les assemblages, tenons et mortaises, sont remplacés par des clous, qui nécessitent une main-d’oeuvre beaucoup moins qualifiée. Les anciennes sections de bois utilisés, souvent surdimensionnées, sont remplacées par des colombages relativement minces de l’ordre de 2 pouces, soit environ 50 mm.

La rigidité de cette ossature est obtenue par clouage de lits de planches pour former le revêtement extérieur des murs, celui des cloisons intérieures et des planchers. Les murs ne comportent, à cette époque, aucune isolation et le revêtement intérieur est également en bois ; plus tard l’usage du plâtre est apparu.

La preuve était faite que la technique du colombage, primitivement réservée à des artisans très habiles, pouvait évoluer dans le sens de industrialisation et que le mode d´assemblage ancestral coûteux pouvait être remplacé par des procédés modernes.


Les panneaux techniques, les techniques d’assemblage et les poutres composites

Un peu avant le second conflit mondial, emploi des isolants fibreux minéraux et des plaques de parement en plâtre se généralise et permet d´améliorer le confort des bâtiments.

Progressivement, le colombage cloué remplace le colombage assemblé, mais cette modification se remarque peu car elle ne concerne que la structure interne du mur, les revêtements intérieurs et extérieurs ne changent pas.

Au début des années 1950, apparition de résines améliorées permet à industrie des panneaux dérivés du bois de fournir aux constructeurs des matériaux d´une haute technicité qui se substituent aux planches pour les revêtements de parois. Les contreplaqués fabriqués à partir de bois résineux apparaissent en premier, puis vers 1965, pour utiliser l’aspen ou tremble, sorte de peuplier parasite des forêts de pins d’Amérique du Nord, on assiste à la naissance d’un nouveau panneau, le Wafer Board. Le bois est tranché en lamelles de tailles et de formes aléatoires, agglomérées à des résines et comprimées pour former des panneaux.

Ce n’est que plus tard, en comprenant l’intérêt de ce panneau pour la construction et souhaitant remplacer petit à petit le contreplaqué résineux, pour lequel on utilise des pins de gros diamètres, que l’idée est venue de trancher des lamelles de forme rectangulaire. Ces lamelles peuvent ainsi être orientées pour donner au panneau des propriétés mécaniques maîtrisées. Le panneau est constitué de trois couches de lamelles orientées et croisées, l’oriented strand board (OSB) est né.

Dans le même temps, on assiste également à une considérable amélioration des systèmes d´assemblage du bois, plaques à dents, crampons, clous, agrafes, et des équipements, électricité, plomberie.

L’empilage et le collage de lames de bois raboté pour en faire du lamellé-collé fut un progrès considérable pour la charpente, car il permet de réaliser de grandes portées, parfois au-delà de cent mètres.

D’autres techniques de fabrication ont ensuite fait apparaître des matériaux composites à base de bois :

  • le LVL (Laminate Veener Lumber) est fabriqué en panneaux comme le contreplaqué, mais les feuilles de placages sont toutes disposées et collées dans le sens longitudinal, pour lui donner des performances élevées en sens long ;
  • le Laminate strand lumberLSL (Laminated Strand Lumber) est un compromis entre LVL et PSL. Il est fabriqué en continu sous forme de panneau avec de longues bandes de placage de peuplier (tremble) collées fil à fil et pressées. Le LSL est surtout utilisé pour confectionner des éléments de structure complémentaires, par exemple : muralières, planches de rive, poutres ou linteaux de moyenne portée ;
  • le PSL (Parallel Strand Lumber) est composé de longues bandes de placage, collées fil à fil et pressées pour former des éléments en continu sous forme de poutres de grosses sections, utilisées en l’état ou refendues. C’est un composant de structure de grande résistance pour la réalisation de poteaux, pannes, poutres maîtresses et linteaux de grande portée.

La charpente industrialisée et les poutres composites contribuent au développement de la construction bois en offrant des possibilités techniques et une garantie de fiabilité des produits industriels.

De nos jours, la conception technique des maisons à ossature bois est presque identique dans toutes les contrées du monde et obéit à des lois physiques et mécaniques connues et parfaitement maîtrisées.

Sans cesse, les industriels et les grands organismes de recherche travaillent ensemble à amélioration des matériaux utilisés dans la construction, à leur mise en oeuvre, au confort et à la durabilité des ouvrages.

Les atouts de la filière bois

Facilité d’adaptation, fiabilité, confort et durabilité

Depuis une trentaine d’années, les professionnels de la construction bois se sont regroupés et travaillent ensemble pour développer l’utilisation du bois dans leurs projets de constructions, d’habitations, de bâtiments industriels, commerciaux ou autres, en structure porteuse ou en habillage.

Les techniques de construction se sont adaptées aux besoins des architectes, des économistes, des spécialistes en énergie et de l’utilisateur final.

Les techniques de construction bois contemporaines sont technologiquement et économiquement fiables. Elles utilisent des matériaux novateurs et performants.

Les bâtiments et les constructions en bois apportent à leurs utilisateurs toutes les garanties d’utilisation durable et un respect total des réglementations en vigueur : stabilité mécanique et sécurité sous toutes sortes de sollicitations, chocs, séisme, incendie, étanchéité à l’eau et à l’air, isolation thermique et acoustique, durabilité des revêtements extérieurs.

À ces aspects réglementaires, les constructions bois ajoutent de multiples avantages, aussi bien en phase de conception de projet, de réalisation qu’en terme d’utilisation.


Environnement : le bois c’est essentiel

Quelle que soit la latitude, sous n’importe quel climat, les arbres ont contribué à l’évolution de la vie, en répondant à tous les besoins vitaux : oxygène, eau, nourriture et protection vis-à-vis de l’extérieur. L’utilisation du bois dans la construction permet l’entretien et la culture de la forêt, indispensables à son équilibre et à sa pérennité.

La forêt française est en plein essor car son exploitation est gérée durablement et des marques de certification forestières comme Programme européen des forêts certifiéesPEFC ou Forest Stewardship CouncilFSC le garantissent. La superficie forestière de la France est passée de 12 à 16 millions d’hectares ces cinquante dernières années et nous consommons moins des deux tiers de l’accroissement biologique. Le bois est un matériau naturel et renouvelable, par conséquent son utilisation permet de lutter efficacement contre la pollution, et plus particulièrement contre l’effet de serre.

En effet, la production de bois d’oeuvre nécessite beaucoup moins d’énergie que l’ensemble des matériaux de construction ; de plus, il n’émet pas de CO2. Par le phénomène de la photosynthèse, les arbres absorbent du gaz carbonique (CO2) et rejettent de l’oxygène. Le carbone ainsi capté par l’arbre reste emprisonné, stocké dans le bois, pendant des siècles.

Plus nous utilisons le bois dans la construction, plus nous stockons de gaz carbonique, évitant ainsi sa dispersion dans notre atmosphère et limitant d’autant l’effet de serre, responsable du réchauffement de notre planète.

Le CO2 stocké dans la structure d’une maison à ossature bois équivaut aux émissions annuelles de CO2 de cinq voitures. Une maison construite avec 20 m3 de bois neutralise 20 tonnes de gaz carbonique.

Pour être produit, transformé et mis en oeuvre, le bois est le matériau de construction qui consomme le moins d’énergie. La fabrication du béton consomme quatre fois plus d’énergie que le bois, le verre vingt-quatre fois plus, l’acier soixante fois plus et l’aluminium cent trente fois plus.

La construction bois, c’est le plaisir de vivre dans une maison différente, saine, confortable, chaleureuse, économique en énergie, et la satisfaction de lutter contre l’effet de serre.


Une solution équilibrée pour une qualité de vie inégalée

La maison bois protège du froid, du bruit et, dit-on, de la morosité.

L’architecture de la maison bois s’adapte à tous les styles de vie et peut s’intégrer harmonieusement dans les différentes régions, sous tous les climats, et sur tous les types de terrain.

Dans les pays à haut niveau de vie, tels que les États-Unis, le Canada et la Scandinavie, plus de 90 % des maisons individuelles construites chaque année sont en bois.

En France, de plus en plus de ménages font le choix réfléchi d’une maison bois pour ses nombreux atouts.

La filière sèche pour des constructions saines

La maîtrise des risques d’humidité

Excepté pour certains ouvrages de soubassement, l’ensemble des travaux de construction bois peut se réaliser en filière sèche. Que ce soit dans le cadre de constructions neuves ou de rénovations, la filière sèche permet de réduire au minimum les dégradations et les sinistres dus à un apport trop important en humidité.


Un coût de construction moindre

De plus, elle permet de maîtriser, de planifier et de réduire considérablement les délais d’intervention sur site (en l’absence de période de séchage), allégeant d’autant les coûts de construction.


Légèreté et préfabrication

Les techniques de construction bois permettent de fabriquer en usine les éléments de structure des ouvrages, limitant ainsi le temps d’intervention sur chantier dont l’efficacité et la qualité dépendent le plus souvent des aléas climatiques.

Les éléments composant les murs et les planchers sont le plus souvent prééquipés. Les équipements électriques, de chauffage, de plomberie ainsi que les menuiseries sont posés en atelier dans des conditions optimales, en toute saison. Les murs et planchers sont transportés sur le chantier où ils sont mis en oeuvre et assemblés très rapidement grâce à un engin de levage. Le plus souvent, la mise hors d’eau, hors d’air d’une maison individuelle est réalisée en quelques jours ; le second oeuvre peut ainsi commencer sans délai.

Une construction sèche, c’est une construction saine…


Isolation naturelle

Les propriétés naturelles du bois garantissent une excellente régulation thermique et hygrométrique qui protège l’intérieur d’une humidité excessive, été comme hiver.

Ses qualités incontestables d’isolations acoustique et thermique permettent d’augmenter le confort tout en réduisant la facture énergétique. En Suède ou au Canada, malgré les hivers longs et rigoureux, les familles consomment moitié moins d’énergie qu’en France pour se chauffer.

Enfin, offrant une exceptionnelle résistance au feu et protégée par des traitements adaptés, la maison bois est une garantie de solidité, de sécurité, de pérennité et ne demande qu’un entretien courant.

Le large choix de matériaux bois permet un grand nombre de solutions techniques pour répondre favorablement aux exigences des nouvelles réglementations thermique (RT2005 et bientôt 2010) et acoustique (Nouvelle réglementation acoustiqueNRA).


Protection incendie

Contrairement aux idées reçues, le risque incendie n’est pas particulièrement important pour les constructions bois.

En effet, le bois est un matériau combustible, mais son comportement au feu est parfaitement maîtrisé, sa combustion est lente et régulière, elle est prévisible et contrôlable.

En revanche, les structures dites «incombustibles» se déforment rapidement et cèdent aux températures élevées d’un incendie.

Des mesures simples de protection et une conception adaptée permettent de répondre efficacement aux normes de sécurité incendie.


Modes de construction

La construction à structure bois se prête à tous les modes de construction.

La technique du « précut » consiste à utiliser des matériaux prédécoupés et manu-portables. La fabrication et le montage se font sur le site. Elle permet à de petites entreprises dépourvues de gros matériel de manutention et de levage d’être en mesure de monter des constructions bois.

Le CNDB (Comité national pour le développement du bois) a largement contribué au développement de cette technique en proposant ses modules de formation MBOC (Maison bois outils concept).

La construction à structure bois se prête également volontiers à une industrialisation plus ou moins poussée des interventions de fabrication et de montage.

Le plus souvent les entreprises préfabriquent les composants de la construction en atelier. Les panneaux devant constituer les murs sont de structure ouverte ou fermée:

  • Le panneau ouvert se contente d’une préfabrication réduite, seuls sont assemblés en atelier les montants et traverses d’ossature et le voile travaillant.
  • Dans la technique du panneau fermé, sont incorporés : l’isolation thermique, le pare-vapeur et le parement intérieur. Parfois même, la vêture extérieure, crépi ou bardage bois, est posée en atelier.

Les panneaux ainsi constitués sont ensuite assemblés sur le site par l’entreprise.

Des entreprises se sont spécialisées dans la fabrication industrielle, rationnelle et standardisée de panneaux de mur préfabriqués en usine et sont en mesure de fournir aux constructeurs de maisons bois, les composants d’une construction, plans de montage, panneaux de mur équipés de précadres de menuiseries, charpente, éléments de vêture extérieure, habillages et éléments d’assemblage.


Le bois dans la construction

Avec le bois, l’homme a trouvé les ressources pour se loger, fabriquer des outils et se chauffer.

Pendant des siècles, les habitations en bois ont apporté à l’homme les éléments de confort dont il avait besoin, chaleur, espace et bien-être. Avec le développement industriel, les techniques de construction ont évolué avec d’autres matériaux que l’homme a peu à peu appris à maîtriser, la terre cuite, la pierre, le fer.

Mais chaque marque de progrès apporte son paradoxe et après avoir voulu maîtriser la nature, s’en être éloigné même, l’homme y revient progressivement. L’écologie, la qualité de vie et le confort prennent une place grandissante dans notre vie de tous les jours. La construction bois progresse rapidement en France, en Allemagne, en Suisse. Cette tendance est née du désir de l’homme de se rapprocher de la nature, de donner de plus en plus d’importance au naturel, au confort de vie, aux économies d’énergie, et d’une manière générale à l’écologie.

Le marché de la Maison à ossature boisMOB en France

Bien que ne représentant encore qu’un faible pourcentage des constructions, le marché de la maison à ossature bois se développe de manière significative ces dernières années.

On comptait quelque 3 500 constructions bois en 1990, 8 000 en 2000, 10 000 en 2005 et ce sont 12 200 qui ont été réalisées en 2006, une augmentation de 22 % en un an (source : AFCOBOIS)

L’architecture de la maison bois s’adapte à tous les styles de vie, s’intègre dans toutes les régions et sous tous les climats. L’utilisation du bois dans la construction permet l’entretien et la culture de la forêt. Malgré un prélèvement annuel de 61 millions de mètres cubes, la forêt française s’accroît de plus de 27 millions de mètres cubes par an, la production annuelle étant de un peu plus de 88 millions de mètres cubes.

En 1900, sa superficie était de 9,6 millions d’hectares, elle avoisine aujourd’hui les 16 millions d’hectares.

La loi sur l’air visant à réduire la consommation d’énergie et à limiter les sources d’émission de substances polluantes, afin de lutter contre l’effet de serre, incite les maîtres d’ouvrages à construire en bois et à développer l’utilisation de bois dans la construction. Une construction bois nécessite 2,6 à 4 fois moins d’énergie pour sa mise en oeuvre qu’une construction en maçonnerie. La qualité de l’isolation d’une construction bois permet un abaissement significatif du coût énergétique de son exploitation.

De plus, la construction bois est une construction sèche, peu consommatrice d’eau et nous savons tous combien cette ressource naturelle est à économiser.

Maîtrise des éléments extérieurs

La qualité finale d’une construction est fonction des matériaux utilisés et de leur technique de mise en oeuvre.

Le maître d’ouvrage doit faire ses choix en fonction de certains impératifs : les conditions climatiques, l’exposition, le site, l’environnement, etc.


La température extérieure

Elle varie selon l’altitude et la topographie du site (RT2000-2005 et règles Th).


L’humidité de l’air extérieur

L’air contient de l’eau sous forme de vapeur dans une proportion comprise entre 30 et 90% d’humidité relative.


Le vent

Le vent provoque des phénomènes de pression et d’aspiration qui varient considérablement en fonction des régions mais aussi en fonction de la topographie et de la végétation (DTU, règles NV 65).


Les précipitations

La pluie imprègne les parties extérieures de la maison et l’humidité pénètre aux endroits non étanches, par ruissellement, capillarité ou avec l’aide de la pression du vent.

Il convient donc de veiller avec une attention particulière à ce que l’eau ne pénètre pas dans le bois ou du moins, si tel était le cas, qu’elle puisse en sortir rapidement.

Le bois et les panneaux dérivés du bois sont hygroscopiques, c’est-à-dire qu’ils sont sensibles aux variations hygrométriques. Toute variation du taux d’humidité induit des variations dimensionnelles.

La neige provoque des surcharges plus ou moins importantes sur la structure en fonction du site et de l’exposition (DTU, règles N 84 modifiées 95).

Dans certains cas de surcharge de neige de longue durée (plusieurs mois), il est nécessaire de compter une partie de ces charges dites temporaires comme étant des charges permanentes.


L’action du soleil

La couleur et la nature des matériaux utilisés à l’extérieur d’une construction peuvent avoir une influence sur le confort thermique d’été et d’hiver, sous l’action du soleil.


La température intérieure

Par la notion de confort, on entend que la température intérieure d’une habitation soit maintenue entre dix-huit degrés en hiver et vingt-sept degrés en été.


La vapeur d’eau

Une personne produit environ cinquante grammes de vapeur d’eau par heure et on admet qu’une famille de quatre personnes produit près de cinq kilogrammes de vapeur en vingt-quatre heures. À cela il faut ajouter les tâches domestiques comme la cuisine, la vaisselle, le lavage des sols, la douche, le séchage du linge, le nettoyage à la vapeur, sans oublier les plantes d’intérieur de plus en plus fréquentes dans nos maisons.

Au total, ce sont près de dix kilos d’eau par vingt-quatre heures, soit, pour une maison de cent mètres carrés, environ deux grammes par mètre cube et par heure, qui sont produits.

Les pressions partielles des masses d’air intérieures et extérieures sont généralement différentes et elles ont tendance à s’équilibrer par le passage d’une certaine quantité de vapeur d’eau à travers les parois de l’intérieur vers l’extérieur. Lorsque l’air chaud rencontre l’air froid, la vapeur qu’il contient se condense en eau, c’est ce qu’on appelle le point de rosée. Dans la conception d’un mur, on veille donc à maîtriser la position de ce point de rosée, pour éviter la condensation dans l’isolant, par exemple.

Exigences

Respect de la réglementation

Toute construction doit satisfaire à un certain nombre de règles, de recommandations ou de prescriptions résultant de la connaissance des matériaux et des lois de la physique. Ces documents sont appelés DTU (Documents techniques unifiés), normes ou règles professionnelles.

Le respect des règles et prescriptions de ces documents, et en particulier le DTU 31-2, les normes NF P21-204 et P21-102 en ce qui concerne la construction à ossature bois, permet de garantir la qualité et la durabilité de la construction. Comme pour tous les ouvrages, les matériaux utilisés pour la construction bois doivent répondre à la norme harmonisée européenne à laquelle ils se rattachent, NF EN 13986, et porter le marquage CE.

En outre, les caractéristiques physiques et mécaniques de chaque matériau doivent satisfaire aux exigences de la norme «produit» à laquelle il se rapporte.

Lorsqu’un matériau ou un procédé n’est pas normalisé ou cité dans un Document technique unifiéDTU, il doit faire l’objet d’un Avis technique favorable délivré par le Centre scientifique et technique du bâtimentCSTB ou d’un ATE (Agrément technique européen) délivré par un organisme notifié et reconnu.


Exigences de stabilité et de durabilité

Les exigences de stabilité et de durabilité concernent:

  • les fondations;
  • la résistance aux surcharges d’exploitation;
  • la résistance aux surcharges climatiques;
  • la résistance aux chocs;
  • la résistance au feu;
  • la résistance aux effets sismiques.


Exigences de confort

Les exigences de confort concernent:

  • l’étanchéité à l’air, à l’eau, à la neige, à la poussière;
  • le confort d’été et d’hiver avec le maintien d’une température agréable;
  • le confort de l’air ambiant avec un bon renouvellement et une bonne hygrométrie;
  • l’isolation phonique : bruits extérieurs et intérieurs, bruits aériens et bruits d’impacts (étages, cloisons);
  • la qualité des menuiseries.


Configuration requise
Windows

PC de type (Pentium II, 300 Mhz, 600 Mhz recommandé), 64 Mo de Ram (128 Mo recommandé), Windows 98/NT/ME/2000/XP/Vista/Seven, 36 Mo d’espace disque disponible, lecteur CD-Rom 4x, affichage 65 536 couleurs minimum.

Mac

PowerMac 533 Mhz (733 Mhz recommandé), 256 Mo de RAM (512 Mo recommandé), Mac OS X 10.2, 36 Mo d’espace disque disponible, lecteur CD-Rom 12x, affichage 65 536 couleurs minimum.