19 mars 2012

Incendie : les matériaux soumis à rude épreuve

Actualités Pathologie des bâtiments
Incendie : les matériaux soumis à rude épreuve

Le feu est certainement l’un des plus grands ennemis de toute bâtisse, que ce soit dans ses effets immédiats ou les dommages liés aux opérations de secours. Celui qui a touché La Cité Radieuse à Marseille en février dernier est d’ailleurs là pour le rappeler.


Le feu, source de dégâts dans le bâtiment

Plusieurs appartements sinistrés, des centaines d’habitants relogés, la Cité Radieuse à Marseille a perdu de sa superbe le 10 février dernier. La bâtisse, classée monument historique depuis 1995, a en effet dû faire face à un important incendie sur le bâtiment, qui s’est déclenché dans un duplex du 1er étage.

L’immeuble conçu par Le Corbusier compte neuf niveaux, véritable mini-ville verticale avec commerces, hôtel et même une école maternelle. Le bâtiment a ainsi vu l’ensemble de ses habitants évacués ou confinés dans les étages les plus hauts lors du sinistre. Un mois après, si l’origine du feu reste encore inconnue, les dégâts sont, en revanche, bien apparents, nécessitant pour certains logements situés à proximité, des travaux qui pourraient bien voir leurs occupants être maintenus hors de chez eux durant près d’un an.

Les dommages son d’ailleurs loin d’avoir tous été causés par le feu (pour en savoir plus sur la lutte contre le feu, consultez notre publication concernant les généralités sur le feu), beaucoup ayant pour origine l’action des secours et notamment de l’eau déversés pour éteindre les flammes.

La résistance des matériaux

Ce sinistre a pu démontrer les effets du feu sur l’ensemble de la structure bâtie. Ainsi, malgré les flammes, le bâtiment a bien résisté au sinistre. Les bétons sont, il est vrai, conçus pour offrir une résistance au feu importante avec un classement spécifique indiquant leur capacité de résistance aux actions combinées de la chaleur ou des flammes. Les autres matériaux son également dotés des mêmes exigences, à commencer par le bois, afin d’offrir des garanties de sécurité identiques. L’objectif est notamment de ralentir fortement la propagation du feu.

Là encore, le sinistre connu par la Cité de Le Corbusier a montré des dégâts collatéraux très importants avec une origine bien définie et directement liée à l’utilisation de l’eau. Là, les plafonds de ces duplex n’ont pas résisté, s’écroulant pour la plupart.

Reste alors, maintenant, à constater la réalité des dommages. En effet, si en apparence les matériaux gardent les traces des flammes et de la chaleur emmagasinée, il apparaît, bien souvent, d’autres dégâts plus profonds touchant la structure même du bâti. Les prochaines expertises diront, ici, ce qu’il en est.


Thèmes : Pathologie des bâtiments

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