27 mars 2012

Implantation des constructions : entre obligations et performances

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Implantation des constructions : entre obligations et performances

Choisir la bonne implantation de la future construction dépend non seulement des caractéristiques environnementales, englobant la question climatique, mais également des obligations pesant sur chaque terrain. Les matériaux pourront alors venir en relai pour compenser chaque contrainte et en faire, à l’inverse, des atouts.


Les obligations administratives pour l’implantation des constructions

Le terrain est choisi, les prémices du projet de construction déjà pensées, il faut alors s’occuper de la question de l’implantation du bâtiment. Bardés de toutes les bonnes intentions, portés par l’envie de faire au mieux et au meilleur coût, constructeurs et architectes sont cependant confrontés aux restrictions urbanistiques inscrites dans les POS ou les PLU concernés.

Il n’est pas rare que ces documents imposent, par exemple en zone de montagnes, une exposition de toiture face à la vallée, des débords de toits réduits à peau de chagrin, ignorant confort, environnement, performance énergétique et qualité architecturale… L’une des clefs pour trouver une solution aux différentes problématiques pouvant ainsi apparaître est à chercher dans les annexes inhérentes aux PLU explique Corine Mermilloud, bio-architecte. « Il est possible de faire valoir ce document pour justifier du bien fondé de nos choix et parvenir à nos fins. »

Ainsi, les spécialistes de la construction n’en démordent pas : ce qui caractérise une bonne implantation de construction, confirment Gilbert Strorti, conseiller technique de la CAPEB Rhône Alpes, et Corine Mermilloud, est un « bon chapeau, un bon manteau et de bonnes bottes ». Et de poursuivre : « Chaque maison doit émerger du sol et offrir de bons avant-toits. Cela joue sur le confort de vie, la gestion énergétique et pour beaucoup sur l’usure des constructions bois. »

Le choix des matières et matériaux, directement lié à l’implantation de l’immeuble

Pour Michel Vandaele, biologiste de l’habitat et maître d’œuvre chez Bio-Espace, « Une bonne implantation doit répondre à un juste équilibre entre technologie et matière. Si nous prenons, par exemple, le problème de l’ensoleillement, il nous faudra jouer avec les pare-soleil, le type de bardage, les débords de toits et la végétation. Dès lors, il nous aussi analyser le ciel, observer les courbes d’ensoleillement, la nature des intempéries pour déterminer les bons matériaux et équipements à mettre en place. »

Cette idée est confirmée par Pierre Emmanuel Charbon, chef d’entreprise et maître d’ouvrage. Selon lui, « L’altitude et le climat figurent comme des contraintes auxquelles il faut être extrêmement attentif, notamment concernant les sections des bois de charpente nécessaires à plus de 800 m d’altitude et à l’étanchéité des toitures ». Gilbert Storti complète : « Il faut aussi être vigilant à la présence d’eau dans les sols. Cela va déterminer l’emplacement de la construction comme le type de fondation à mettre en œuvre. »

Avec la réalisation des maisons bioclimatiques, l’implantation de chaque immeuble revêt aujourd’hui un intérêt majeur, au même titre que l’architecture du bâtiment…

Cet article est le complément et la suite de « Construction : les conditions d’une bonne implantation ».

Johana Trossat


Thèmes : Développement durable | Réglementations techniques

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