13 avril 2012

Foamglas : le verre cellulaire comme isolant

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Foamglas : le verre cellulaire comme isolant

Le verre cellulaire est un isolant thermique généralement utilisé lorsqu’il y a de fortes charges, une importante hygrométrie, voire une ambiance chimique. Cet isolant fait pour durer se révèle particulièrement bien adapté en isolation d’étanchéité, de sous-sol et de toiture. L’évolution du thermique a justifié le développement de solutions d’isolation pour toute l’enveloppe du bâti.


Investissement et durée de vie

À l’origine, le produit Foamglas, qui est né en France, utilisait la silice pour être fabriqué. Depuis plusieurs années, il est désormais produit à partir de verre recyclé, lui donnant un caractère de développement durable, loin du greenwashing et d’un « coup de com ».

Impliquée dans les marchés publics, la société Pittsburgh Corning France a développé, il y a dix ans, un secteur commercial spécifique montagne, site expérimental de conditions extrêmes. Problématiques thermiques et autres conditions d’exploitation répondent à des contraintes spécifiques. Peu connu du grand public, l’isolant Foamglas, composé de verre principalement issu de pare-brises recyclés, commence aujourd’hui à intéresser le monde du bâti destiné aux particuliers.

« Les nouvelles réglementations thermiques ont modifié le paysage. Même si le prix du m² est élevé, ce produit contribue à optimiser la qualité de construction – donc le patrimoine – sur le long terme », explique-t-on chez Pittsburgh Corning France. À l’image du secteur alpin qui s’est développé de façon conséquente ces dernières années, le verre cellulaire répond ainsi à ceux qui sont soucieux de maîtriser leur budget travaux/entretien au fil du temps.

L’isolant Foamglas, dédouané d’un coefficient de correction

Foamglas est notamment le matériau qui a été utilisé pour réaliser la voûte du CNIT à la Défense, deux des aérogares de l’aéroport Roissy Charles de Gaulle, la piscine de Tignes, le palais de justice de Pontoise, l’Historial de Vendée.

Labellisé NaturePlus, non émissif de COV, il fait partie des rares matériaux isolants à présenter des garanties de pérennité de performance. Contrairement à certains isolants synthétiques victimes de diffusion lente (phénomène contribuant à réduire les performances du matériau), il n’émet pas de Pentane, qui entre dans la catégorie des gaz à effet de serre.

Utilisable en partie enterrée, le verre cellulaire est une barrière au radon. Il est également insensible aux rongeurs et incompressible. Sa pérennité de performance en « mur enterré » le dédouane du « coefficient de correction » établi en octobre 2010 par la FFB et la CSFE et qui permet de calculer la réelle résistance thermique. Cette notion est encore trop souvent occultée en toitures et façades, preuve, s’il en est, que la question de la durabilité de performance n’évolue pas aussi vite que les réglementations thermiques.

Le bois en couverture

Le DTU 43-4 précise que le bois est interdit en support de couverture dans les locaux à très forte hygrométrie tels que les piscines. En octobre 2011, Foamglas a obtenu une extension de son avis technique (du CSTB) pour cette application. À cet avis technique s’ajoute un cahier des charges permettant de proposer un système validé en climat de montagne (dès 900m d’altitude).

Un autre avis technique, reposant sur le concept « compact-fixing », permet de disposer d’une toiture sans aucune fixation traversante…

Johana Trossat


Thèmes : Développement durable | Solutions techniques

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Configuration requise
Windows

PC de type (Pentium II, 300 Mhz, 600 Mhz recommandé), 64 Mo de Ram (128 Mo recommandé), Windows 98/NT/ME/2000/XP/Vista/Seven, 36 Mo d’espace disque disponible, lecteur CD-Rom 4x, affichage 65 536 couleurs minimum.

Mac

PowerMac 533 Mhz (733 Mhz recommandé), 256 Mo de RAM (512 Mo recommandé), Mac OS X 10.2, 36 Mo d’espace disque disponible, lecteur CD-Rom 12x, affichage 65 536 couleurs minimum.