11 octobre 2011

Feng Shui et architecture bioclimatique

Actualités Développement durable
Feng Shui et architecture bioclimatique

Prix du public des lauriers de la construction en 2006 lors du salon du bois de Grenoble, Corine Mermillod, bio-architecte, a reçu cette marque honorifique pour l’une de ses réalisations, Feng Shui, à Saint-Martin-de-Bellevue (74).


Une architecture en phase avec son environnement

Engagée depuis des années dans les dynamiques de l’architecture bioclimatique et Feng Shui, Corine Mermillod explique les fondamentaux de la démarche d’équilibre environnemental où le bien-être s’invite au cœur de la construction. À l’instar du bio, de l’éco-construction, l’architecture Feng Shui a longtemps été victime d’une chasse aux sorcières, accusée de charlatanisme…

Pourtant, l’élan engagé par le vivre mieux, le vivre autrement, en phase avec son environnement, insuffle une réelle crédibilité à cette dynamique. Selon la bio-architecte, « le Feng Shui permet de nous mettre en relation avec une planète qui réagit à nos impacts ». Rien d’ésotérique dans tout cela, juste une autre façon d’aborder l’écologie de l’habitat qui, il n’y a encore pas si longtemps, rencontrait des difficultés à se faire entendre en travaillant sur l’implantation, l’exposition, les matériaux, la qualité de l’air intérieur, etc.

La notion de troisième peau dévolue à l’architecture, enveloppe protectrice servant de refuge au quotidien, est ainsi prolongée par l’équilibre et l’harmonie avec le Feng Shui. Un duel entre deux courants architecturaux qui n’est pas sans rappeler celui opposant la médecine alternative et la médecine allopathique. Et Corine Mermillod de préciser : « Nous sommes des architectes aux compétences reconnues. Notre profession évolue beaucoup ».

Feng Shui : la mise en relation du dedans et du dehors

« L’architecture Feng Shui du temps présent vit avec son environnement, la mise en relation intérieur / extérieur. Cela signifie que nous allons sur le terrain, y passons du temps pour écouter les lieux et comprendre ce qui les dérange. C’est subtil, car nous travaillons avec l’humain qui a des rêves et des désirs, notamment quand il veut réaliser sa maison. Il existe peu d’architectes engagés dans cette démarche du bâti alors que le Feng Shui est très présent dans la décoration, l’architecture d’intérieur. »

Concrètement, le Feng Shui repose sur une approche s’appliquant à organiser l’espace de façon à le mettre en équilibre avec son environnement. Aujourd’hui, en plus de la qualité architecturale, les maîtres d’ouvrage aspirent à un lieu où il fait bon vivre, travailler, côtoyer ses amis dans le bien-être.

L’équilibre du bon sens

« Nous faisons une analyse des lieux minérale et végétale afin de repérer les éléments qu’il faut réintroduire pour atteindre l’équilibre parfait, créer un petit paradis. Nous sommes confrontés aux mêmes contraintes que celles qui existent dans les constructions classiques, la différence est que nous écoutons les lieux : nature, rivière, faune, flore, sol et sous-sol, minéraux, etc.

Ces observations visent à réaliser un habitat où toutes les pièces sont pensées dans leurs fonctions et leur mise en relation avec les autres lieux de la maison, y compris le jardin (pour en savoir plus, consultez notre publication sur les contraintes du jardin privé), la terrasse, et le balcon. Tout cela doit être en harmonie avec la personne, trouver l’équilibre entre ombre et lumière. Le Feng Shui du temps présent est universel et adapté à l’humain. Il transcende les cultures et est différent des ambiances asiatiques ».

Pour apprécier le bien-être du Feng Shui appliqué à la construction, une maison actuellement en vente se visite à Épagny, près d’Annecy (74).

Johana Trossat


Thèmes : Développement durable

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Configuration requise
Windows

PC de type (Pentium II, 300 Mhz, 600 Mhz recommandé), 64 Mo de Ram (128 Mo recommandé), Windows 98/NT/ME/2000/XP/Vista/Seven, 36 Mo d’espace disque disponible, lecteur CD-Rom 4x, affichage 65 536 couleurs minimum.

Mac

PowerMac 533 Mhz (733 Mhz recommandé), 256 Mo de RAM (512 Mo recommandé), Mac OS X 10.2, 36 Mo d’espace disque disponible, lecteur CD-Rom 12x, affichage 65 536 couleurs minimum.