8 février 2012
En route vers la certification des bâtiments passifs avec effinergie+
Effinergie est une organisation (ONG) qui, depuis plusieurs années, délivre des labels conformément à certaines exigences dans le bâtiment. Après le label BBC-effinergie en 2007, ce groupement s’est engagé à labelliser la rénovation en 2009 avec effinergie-rénovation. Il s’apprête désormais à développer effinergie+, plate-forme de labellisation à l’énergie positive et à la RT 2020.
Un pilote pour un label en devenir
Tous les labels (Minergie, Effinergie, etc.) qui se sont développés ces dix dernières années s’articulent autour des contraintes visant un parcours normatif pour lutter contre les émissions de gaz à effet de serre. Ce cadrage s’appuie sur les lois du Grenelle de l’environnement, dont la dernière RT 2012.
Parallèlement, particuliers et professionnels sensibles aux problématiques environnementales s’engagent sans pour autant solliciter de label. Car la démarche, certes valorisante, qui permet d’afficher les performances énergétiques des bâtis, est loin d’être gratuite. De plus, ceux qui adhèrent à cette dynamique environnementale ont bien intégré la différence entre mise en œuvre et contraintes. Pour parvenir à leur fin, ils font appel, la plupart du temps, à des spécialistes : ingénieurs, thermiciens, architectes, etc. Repasser par la case dépense afin de faire reconnaître et valoriser le travail réalisé est loin de les motiver, considérant bien souvent qu’il s’agit d’un label de plus qui ne fait qu’accroître le trouble dans la jungle des certifications.
Effinergie+ : un laboratoire, pas encore un label
Effinergie+ représenterait le départ d’une course d’endurance pour se placer sur la ligne de la RT 2020 quand ce type de bâti existe déjà et s’est développé en dehors de ses champs.
La période expérimentale lancée mi-janvier vise principalement à :
Concevoir des bâtiments qui consommeront moins de 50 kWh/an/m² en agissant sur le Bbio (-20 % sur tous les bâtiments) pour améliorer l’enveloppe ;
Améliorer la performance énergétique du bâtiment dédié aux logements sur les 5 usages réglementaires (chauffage, ECS, rafraîchissement, auxiliaires, éclairage) ;
Intégrer de façon obligatoire la consommation des autres usages (média, électroménager, cuisson, etc.) et mettre en place des compteurs de consommation liés aux prises de courant.
Comme le précise l’ONG, il s’agit d’un principe de pilote qui n’a pas pour vocation de devenir un label. Il s’agit néanmoins d’une expérimentation qui participera à l’élaboration des fondamentaux de la RT 2020.
De son côté, l’ADEME, qui fêtait ses 20 ans en septembre 2011, s’engage dans cette voie avec pour objectif de diviser par 4, d’ici 2050, les émissions de gaz à effet de serre (GES). Cela concernant avant tout le bâtiment, à l’origine de l’émission de 70 millions de tonnes équivalent pétrole par an (TEP).
Johana Trossat
Thèmes : Développement durable | Réglementations techniques
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