17 janvier 2012

Des étiquettes pour la qualité de l’air intérieur

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Des étiquettes pour la qualité de l’air intérieur

Parmi les nouvelles obligations entrées en vigueur au 1er janvier 2012, figurent les étiquettes à appliquer sur les produits de construction, les revêtements muraux, les cloisons, les parquets, les isolants, les peintures, les vernis, les colles… Ces dernières indiquent le niveau d’émission de composés organiques volatils, autrement appelé COV.


Rendre lisible la nocivité grâce au nouvel étiquetage

On savait déjà que l’air intérieur était huit fois plus pollué que l’air extérieur, ou encore que certains produits de construction ou de décoration étaient porteurs de polluants sournois néfastes pour la santé. Cette nocivité connue de longue date se devait d’être légiférée comme le préconise le Grenelle de l’environnement.

L’arrêté publié en mars 2011 est finalement entré en vigueur le 1er janvier 2012 et impose désormais l’indication du niveau d’émission de COV sur tous les produits présents sur les chantiers. Les substances visées par cet étiquetage concernent celles que l’on rencontre le plus fréquemment dans nos logements, à savoir : le formaldéhyde, notamment présent dans les peintures, le dichlorobenzène, l’acétaldéhyde le toluène ou encore l’éthylbenzène.

À venir en 2013, les produits d’entretien et les équipements électroniques

Concrètement, la nature de l’étiquette se veut familière et s’approche de celle déjà mise en place pour la performance énergétique de l’électroménager, ou encore dans les annonces immobilières. Elle prend la forme d’une échelle de graduation allant de A+ en vert, signifiant la présence de très faibles émissions, à C en rouge pour les plus importantes.

Selon l’Institut national de l’environnement industriel et des risques (Ineris), ces polluants peuvent causer tout à la fois des maux de tête, des vertiges, des allergies et sont mis en cause dans la survenue de certains cancers. Ce nouvel étiquetage prévu par la loi Grenelle 1 et la fixation d’un seuil plus bas que celui actuel (0,1% du produit) pourraient permettre de réduire l’exposition à ces substances dans les logements.

A l’horizon 2013, ces étiquettes seront également étendues aux produits d’entretien et autres désodorisants, mais aussi aux équipements électroniques. Reste à savoir si le consommateur lambda saura se montrer sensible à ces nouvelles normes plutôt qu’aux prix appliqués, comme c’est déjà le cas pour le choix à opérer lors de l’achat ou la réalisation d’une maison.

Johana Trossat


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