22 mars 2013

Construire en montagne, quelles difficultés ?

Actualités Solutions techniques
Construire en montagne, quelles difficultés ?

D’un point de vue architectural, construire en montagne est plus compliqué en raison des contraintes multiples liées aux POS (Plans d’occupation des sols), ou PLU (Plan local d’urbanisme). Selon les architectes des territoires de montagne, ces difficultés relèvent pourtant davantage de l’esthétisme que du côté technique, ce dernier point étant aujourd’hui contournable.


Des contraintes techniques liées à la construction en montagne

Les DTU (documents techniques unifiés) font partie des éléments modifiés pour les constructions en montagne envisagées au-dessus de 900 m d’altitude. Ceux-ci permettent alors de prendre en compte les contraintes de toiture, la structure du bâtiment, les fondations, l’isolation, etc.

« Pour exemple, en raison de la neige, on ne calcule pas les descentes de charge de la même manière pour façonner les fondations et la structure des bâtiments. L’épaisseur et le type d’isolant, et plus généralement l’ensemble des matériaux, sont adaptés aux contraintes climatiques (de 240 mm à 300 mm en toiture et 180 mm en murs, du double vitrage) », souligne Isabelle Dieu, architecte DPLG, créatrice de l’Atelier d’architecture IDARCH et fondatrice du salon SIIAM. Les fondations doivent, elles, aller chercher le hors gel, à plus d’1 m de profondeur.

En outre, toutes les communes n’ont pas adopté le même schéma d’aménagement du territoire. « Le POS, comme le PLU changent les surfaces à construire : certaines ne tiennent pas compte de l’épaisseur de l’isolation requise qui empiète soit sur la surface à vivre, soit sur les surfaces constructibles autorisées ».

L’autre contrainte majeure vient des PPR (plan de prévention des risques naturels) en raison des avalanches, des glissements de terrains, des poches d’eau glaciaires, des débordements torrentiels, des tremblements de terre…

Les principes constructifs BBC en montagne

La pente des terrains a pour effet de réduire les hauteurs : les façades amont et aval ne montrent pas la même hauteur. Le choix de l’orientation est aussi limité, car la façade pignon doit regarder le paysage et tenir compte de l’ensoleillement. L’axe, l’orientation du faîtage sont également différents.

Tous ces thèmes seront abordés lors de la deuxième édition du SIIAM. Le salon se déroulera à Megève du 20 au 23 juin 2013, présentant plusieurs conférences, dont celle concernant le « voyage au pays du BBC » avec Gilbert Storti pour comprendre la RT 2012, ou encore « Construire bois une valeur ajoutée au bâtiment » avec Charles-Bernard Gagnon (CGBWSTUDIO, Québec, Canada).


Thèmes : Solutions techniques

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Configuration requise
Windows

PC de type (Pentium II, 300 Mhz, 600 Mhz recommandé), 64 Mo de Ram (128 Mo recommandé), Windows 98/NT/ME/2000/XP/Vista/Seven, 36 Mo d’espace disque disponible, lecteur CD-Rom 4x, affichage 65 536 couleurs minimum.

Mac

PowerMac 533 Mhz (733 Mhz recommandé), 256 Mo de RAM (512 Mo recommandé), Mac OS X 10.2, 36 Mo d’espace disque disponible, lecteur CD-Rom 12x, affichage 65 536 couleurs minimum.