10 novembre 2011

Association écoquartiers et réseaux de chaleur

Actualités Aménagements urbains
Association écoquartiers et réseaux de chaleur

Les réseaux de chaleur ont un rôle essentiel à jouer pour atteindre les objectifs de développement de chaleur renouvelable du Grenelle de l’environnement. Ils sont notamment l’un des leviers pour mobiliser les énergies renouvelables. Aujourd’hui, un certain nombre d’écoquartiers ont d’ailleurs fait le choix de se raccorder à un réseau de chaleur alimenté à plus de 50 % par des énergies renouvelables.


L’exploitation des gisements d’énergie renouvelable

La France s’est engagée à tripler, d’ici 2020, le nombre de raccordements à des réseaux de chaleur pour produire une énergie renouvelable à utiliser dans les systèmes de chauffage.

Les réseaux de chaleur, mis en place par les collectivités sur leurs territoires, permettent de mobiliser d’importants gisements d’énergie renouvelable normalement difficiles d’accès ou d’exploitation tels que la biomasse (pour en savoir plus, consultez notre publication sur la biomasse), la géothermie profonde et l’incinération des déchets. En outre, la production centralisée d’un réseau de chaleur donne la possibilité de mieux contrôler les émissions polluantes.

Pour une utilisation collective des énergies renouvelables

Les écoquartiers illustrent la densité urbaine positive permettant une gestion économe des ressources, des espaces et des déplacements, car associés à de multiples espaces verts. L’habitat y est donc essentiellement collectif et les aménagements individuels tels qu’un chauffage au bois, la géothermie superficielle ou le petit éolien sont souvent difficiles, parfois même impossibles à mettre en œuvre.

Un réseau de chaleur est en conséquence une solution adaptée pour une utilisation rationnelle des énergies renouvelables. En outre, favorisant la réduction des émissions de CO2, la RT 2012 autorise une pondération sur la consommation d’énergie primaire à ne pas dépasser pour les bâtiments concernés. Leurs occupants bénéficient alors d’une TVA à 5,5 % sur l’énergie distribuée.

Exemples de réseaux de chaleur dans les écoquartiers

Le futur écoquartier de Vidailhan à Balma, dans la banlieue de Toulouse, va être équipé d’un réseau de chaleur alimenté par une centrale de production énergétique combinant des capteurs solaires haute température et une chaudière biomasse. Cette production couvrira plus de 80 % des besoins en chauffage et en eau chaude sanitaire. Le gaz sera utilisé en appoint des énergies renouvelables.

L’écoquartier Temps Durables à Limeil-Brevannes produit 95 % de son énergie sur place : réseau de chaleur bois et huile végétale, panneaux solaires, PAC sur extraction des VMC. Les 5 % de besoins énergétiques restants sont couverts par de l’électricité « verte ».

Le réseau de chaleur de l’écoquartier Ginko à Bordeaux sera lui aussi alimenté par du bois (4.500 t/an) et de l’huile végétale (500 m3), et distribué sur 5,2 km. Le rejet de 3.500 tonnes de CO2/an sera ainsi évité.

Pascale Maes


Thèmes : Aménagements urbains

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